Tensions au maximum : l'us frappe l'iran en réponse à l'effondrement des négociations nucléaires
Washington a lancé une série d'attaques massives contre l'Iran samedi 28 février, en réponse à l'effondrement des pourparlers sur le programme nucléaire du pays. Le président Donald Trump a annoncé ces opérations militaires, baptisées «Epic Fury», après avoir promis de détruire les capacités de missiles de Téhéran.
Des frappes de représailles et une escalade régionale
Les États-Unis ont utilisé des missiles de croisière Tomahawk, de l'artillerie de roquettes et des drones pour cibler des installations iraniennes à travers le pays. Des images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des explosions et des panaches de fumée. L'attaque, menée en coordination avec Israël, fait suite à des mois de tensions croissantes et à un déploiement massif de forces américaines au Moyen-Orient. Des bases américaines au Qatar et aux Émirats arabes unis ont été prises pour cible par des frappes iraniennes en représailles.
L'opération américaine a été précédée de tentatives de pression sur Téhéran pour qu'il accepte un accord limitant son programme nucléaire et militaire. Mais les négociations, qui avaient semblé prometteuses, ont finalement échoué. Cette action marque la deuxième intervention militaire directe des États-Unis contre l'Iran en moins d'un an, après l'opération «Hammer of Midnight» en juin 2019.
Des alliés habituellement disposés à soutenir les États-Unis ont exprimé leur désapprobation. Le Royaume-Uni a refusé l'utilisation de ses bases, et la Jordanie a déclaré que ses installations ne pouvaient pas être utilisées pour lancer des attaques contre l'Iran, bien que des avions de transport et des chasseurs furtifs F-35 aient été signalés à une base jordanienne. La présence navale américaine dans la région est renforcée, avec au moins deux porte-avions – le USS Abraham Lincoln et le USS Gerald R. Ford – ainsi que de nombreux destroyers et frégates.
Le ministre de la Défense israélien, Israel Katz, a qualifié l'opération de «préventive», justifiant l'action par la nécessité d'éliminer les menaces pesant sur Israël. L'administration Trump avait déjà envoyé un message clair à Téhéran, avec des avertissements répétés et le déploiement de forces supplémentaires. Le fonctionnaire de la Maison Blanche Dan Scavino avait même publié une photo de bombardiers furtifs B-2 Spirit, suggérant leur possible utilisation.
Les défenses aériennes américaines, notamment les systèmes Patriot MIM-104 et THAAD, ont intercepté plusieurs missiles iraniens. Aucun dommage critique n'a été signalé sur les installations américaines, et aucun américain n'a été blessé. Mais l'escalade est palpable. La situation est désormais extrêmement précaire.
La décision de frapper l'Iran représente un tournant majeur dans la politique américaine au Moyen-Orient, et laisse planer une incertitude quant à l'avenir des négociations nucléaires et à la stabilité régionale. Le prix à payer sera élevé.
