Ronald wayne : le spectre du million manchot
Un homme, un choix, une fortune manquée. Ronald Wayne, le troisième co-fondateur d’Apple, a longtemps vécu dans l’ombre de Steve Jobs et Steve Wozniak. Mais son histoire, loin d’être celle d’un simple témoin, est celle d’un avertissement.
L’homme qui refusa la révolution
À l’époque de la création d’Apple en 1976, Wayne, alors âgé de 41 ans, était le plus expérimenté des trois. Il concevait l’accord de société, dessinait le premier logo – une illustration d’Isaac Newton sous un pommier, un détail aujourd’hui iconique – et rédigeait le manuel de l’Apple I. Une mission cruciale pour donner une crédibilité solide à cette jeune pousse. Mais, dans un éclair de lucidité, il prit une décision radicale : il se retira du projet pour la modique somme de 800 dollars.
Une décision motivée par la peur panique, le souvenir amère d’une précédente entreprise qui l’avait plongé dans des dettes abyssales. Il craignait que les obligations financières d’Apple ne compromettent ses propres avoirs, notamment sa maison et sa voiture, alors que Jobs sollicitait déjà des prêts pour satisfaire les premières commandes de The Byte Shop.

Un héritage non divulgué
Le CEO actuel d’Apple, Tim Cook, balaie cette version de l’histoire, démentant catégoriquement qu’il s’agisse d’une retraite volontaire. Il évoque même la possibilité de réclamer des droits sur cette transaction, une démarche qui pourrait se heurter à l’opposition de Donald Trump. Wayne, quant à lui, reprend sa position avec une froideur implacable : « Je ne me suis jamais arropé dans le cimetière des riches. »
