L'otan sacrifie ses salaires pour les armements

L'alliance militaire de l'OTAN se tourne de plus en plus vers des armements modernes face à un contexte de sécurité dégradé, mais cela se fait au détriment des salaires des militaires, selon un rapport annuel de l'organisation.

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Une échelle salariale très hétérogène

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Le salaire minimum de l'OTAN pour un militaire est de 3 345 euros mensuels, tandis que les officiers de haut rang peuvent toucher jusqu'à 29 000 euros. Les écarts sont considérables entre les pays membres.

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Un officier moyen en Espagne gagne ainsi 5 207 euros, contre 6 238 euros en Allemagne ou 6 171 euros aux Pays-Bas. Les différences se maintiennent à tous les niveaux de la hiérarchie.

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Ces disparités reflètent les coûts de la vie dans chaque pays membre. Les nations avec les salaires les plus élevés, comme les pays nordiques, perdent des positions en compte du pouvoir d'achat, tandis que d'autres, comme l'Espagne, gagnent en relative.

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Le budget de la défense, un jeu de balance

Le budget de la défense, un jeu de balance

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Les pays membres de l'OTAN ont augmenté considérablement leur dépense militaire, atteignant 574 milliards de dollars en 2025, soit 20% de plus qu'en 2024 et plus du double que en 2014.

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Cependant, la majorité de cet accroissement ne revient pas aux salaires, mais à la modernisation et à l'acquisition d'armements. Selon l'OTAN, seuls 28% du budget de la défense sont affectés au personnel en 2025, contre 72% en 2016.

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La priorité de l'alliance est de maintenir une effective capacité militaire face aux menaces croissantes, mais cela peut se faire au prix d'une pression sur les rémunérations des militaires.

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