L'aluminium en ébullition : le golfe persique secoue les marchés miniers

Le prix de l’aluminium s’est envolé, atteignant un sommetil quatre ans à Londres, une réaction brutale au blocus imposé par Washington sur les ports iraniens. Un simple coup de pression, certes, mais aux conséquences bien réelles.

Une déstabilisation régionale et ses répercussions

La tension grandissante au Moyen-Orient, alimentée par les sanctions américaines, a immédiatement provoqué une flambée des cours du métal léger sur le London Metal Exchange (LME). Un rebond de 2% qui confirme la fragilité d’un marché déjà fragilisé par la guerre en Ukraine et ses retombées sur l'offre mondiale. C'est la preuve tangible que la géopolitique dicte désormais les règles du jeu.

L'armée américaine a officialisé l'entrée en vigueur du blocus lundi dernier, accentuant la pression sur les exportations pétrolières iraniennes et, par extension, sur les matières premières essentielles à la production d'aluminium. Environ 9% de la production mondiale de ce métal provient de la région, une proportion non négligeable.

Emirates global aluminium, un signal d

Emirates global aluminium, un signal d'alarme

La situation est d'autant plus préoccupante que Emirates Global Aluminium PJSC, le plus grand producteur de l'émirat, a déjà invoqué des clauses de force majeure pour certaines livraisons. Un sabotage, selon les sources, a mis hors service une de ses usines à début juin. La volatilité est palpable. Le marché a réagi avec une augmentation de près de 18% des contrats à terme depuis le début de l'année.

La chine, un frein inattendu

La chine, un frein inattendu

Si la Russie semble bénéficier de cette crise, tirant profit des hausses de prix des matières premières, la Chine, principal consommateur d'aluminium, se montre soudainement réticente. Les stocks du pays atteignent des niveaux inédits depuis 2020, signalant un ralentissement de la demande intérieure. Chen Jingmin, analyste de Zijin Tianfeng Futures Co, prévoit que