Digi : la guerre en iran étouffe les aspirations de croissance de l'opérateur roumain
Le géant low-cost DIGI, en pleine ascension sur le marché espagnol, voit ses ambitions bourses de son conflit avec l’Iran. La décision de reporter sa cotation en bourse est un signal clair de prudence face à l’incertitude géopolitique.
Un tueur de movistar, mais à quel prix ?
Avec plus de 10,8 millions d’abonnés, DIGI s’est imposé comme un concurrent sérieux pour Movistar, Orange et Vodafone. L’opérateur rumano affiche une croissance impressionnante de 20% depuis 2023, avec un chiffre d’affaires de 929 millions d’euros. 13% de parts de marché en fibre, 12% en mobile : des chiffres qui, en apparence, semblent prometteurs. Mais cette performance est fragilisée par une dépendance persistante envers l’infrastructure de Telefónica et une métrique alarmante : un taux de désabonnement (churn) de 15,8% à 12 mois, un chiffre en progression.
La situation est exacerbée par les tensions internationales. La guerre en Iran a forcé DIGI à revoir ses plans, rendant la sortie en bourse, tant convoité, trop risqué. Marius Varzaru, PDG de DIGI en Espagne, l’a clairement affirmé : « La volatilité des marchés financiers rendue palpable par la situation actuelle nous contraint à retarder cette opération. »

L’argent ne suffit pas à la vision
Bien que les investisseurs aient manifesté un intérêt marqué pour le projet de croissance de la société, la décision a été prise de reporter la cotation. DIGI a estimé que les risques étaient trop importantsdans le contexte actuel. La société vise 21 millions de foyers fibrés d'ici 2030, une ambition ambitieuse qui nécessite des investissements conséquents.
L’opérateur, qui a déjà déployé 13,7 millions de foyers avec la fibre Smart, principalement en zones urbaines, doit désormais convaincre les analystes. Le défi est double : prouver sa fiabilité et contrecarrer les inquiétudes liées à son taux de désabonnement. Ce chiffre, en augmentation, pèse lourdement sur la valorisation de la société, qui pourrait se situer entre 2 et 2,4 milliards d’euros, une estimation provisoire.
DIGI cherche à se défaire de sa dépendance à l’infrastructure de Telefónica, une condition sine qua non pour une croissance durable. La sortie en bourse est donc primordiale pour lui permettre de se financer et de poursuivre son développement.

Des astuces bannières, des conseils déconseillés
En parallèle, DIGI a publié une liste de
