Meta menace la vie privée : ses lunettes ray-ban pourraient scanner vos visages !
Choc total : Meta, la société derrière Facebook et Instagram, pourrait être en train de transformer ses lunettes Ray-Ban en véritables dispositifs de surveillance. Une fuite de code au sein de son application compagnon révèle une fonctionnalité cachée capable d’identifier les individus par leurs traits faciaux, sans consentement.
Une technologie de reconnaissance faciale cachée
Selon WIRED, le code intégré à l’application Ray-Ban Meta contient trois modèles d’intelligence artificielle, conçus spécifiquement pour l’identification des personnes. Celui-ci détecte le visage, le recadre et stocke les données biométriques sur le téléphone, créant ainsi une sorte de « faceprintraquo ;. Cet outil, baptisé « NameTag » par les ingénieurs, est présent depuis janvier sur des millions de lunettes connectées Ray-Ban et Oakley.
Bien que cette fonctionnalité ne soit pas active pour l’instant, les composants essentiels sont déjà en place. Il y a quelques semaines, elle avait été repérée dans l’application Meta AI, sous le nom « Connections », avec une mention « rappelez les personnes que vous avez rencontréesraquo ;. C’est une évolution inquiétante, surtout quand on sait que cette application est téléchargée plus de 50 millions de fois.

Un passé trouble et des inquiétudes persistantes
Cette affaire rappelle les problèmes de confidentialité qui ont entaché les premières Google Glass en 2013. Si l’entreprise a finalement abandonné ce projet, Meta semble vouloir reprendre le flambeau. En février dernier, The New York Times avait révélé des documents internes montrant que la société envisageait d’activer cette reconnaissance faciale, même en tenant compte du contexte politique actuel. Et ce n’est pas tout : des utilisateurs ont découvert des moyens de désactiver le voyant d’enregistrement, permettant ainsi de filmer discrètement les autres.
La situation s’aggrave : une enquête antérieure avait révélé que les lunettes Ray-Ban Meta envoyaient en secret des images intimes de leurs porteurs vers des travailleurs au Kenya. Face à ces révélations, Meta a licencié le lanceur d’alerte. Il est donc probable que la fonctionnalité « NameTag » soit mise de côté, mais les inquiétudes demeurent quant à la surveillance potentielle des utilisateurs par Meta.
Il serait paradoxal de voir Meta abandonner complètement cette piste après avoir déjà fermé son système de reconnaissance faciale en 2021. La question reste : jusqu'où l’entreprise est-elle prête à aller pour collecter et analyser les données de ses utilisateurs ?
