La crise énergétique de l'iran frappe l'économie espagnole

L'indice PMI de S&P Global pour le secteur services en Espagne a confirmé le impact négatif de la guerre iranienne sur l'économie.

La croissance ralentie, les entreprises en difficulté

La croissance du secteur services, qui représente environ deux tiers du PIB espagnol, a ralenti en avril, selon le dernier rapport de S&P Global. L'activité est ainsi entrée en rétraction pour la première fois depuis août 2023, au milieu de la crise énergétique en Europe liée à la guerre en Ukraine. La guerre en Iran a ajouté une nouvelle pression.

Les entreprises espagnoles de services ont vu leur confiance diminuer, ce qui a entraîné une pénurie de commandes en attente. Selon S&P Global, ces retards dans les livraisons sont notamment dus à une pénurie de produits tels que les ordinateurs, ce qui a rendu difficile la satisfaction des contrats.

La pénurie de matériels de l

La pénurie de matériels de l'ia perturbe les chaînes d'approvisionnement

Il s'agit des premiers signes de la restriction dans les chaînes d'approvisionnement causée par la vague d'investissements dans l'intelligence artificielle (IA). Environ 2,9 billiards de dollars d'investissements sont prévus dans l'infrastructure IA jusqu'en 2028, ce qui génère une pénurie de capacité de production et une concentration des producteurs, entraînant une pénurie, comme le montrent les récents épisodes d'inflation des produits de mémoire (Micron, Samsung, SK Hynix) et de tension sur les microprocesseurs, les serveurs et les centres de données.

Ces difficultés sont notamment ressenties dans l'industrie manufacturière, qui a dû s'adapter à l'acquisition de produits par des clients pour les stocker avant la pénurie et les perturbations de l'approvisionnement, selon Paul Smith, économiste de S&P Global.

Les entreprises du secteur services qui dépendent de matériels manufacturés sont ainsi affectées par cet effet dominó, ajoute Chris Williamson, chef économiste de S&P Global.

La situation en Espagne n'est pas isolée. L'Allemagne, la France et l'Italie ont également connu une contraction, selon le même PMI de la zone euro qui élargit son panel à 5 000 entreprises.