F1 : la guerre en moyen-orient menace la rentabilité de la série

La Formule 1 subit un coup dur. Depuis le début du conflit israélo-irakien, la valeur de Liberty Media, propriétaire de la compétition, a chuté de 1 900 millions de dollars. Cette nouvelle vient s'ajouter aux inquiétudes grandissantes concernant la tenue des courses sur le continent, un enjeu majeur pour le sport automobile.

Le moyen-orient, un marché en péril ?

La saison 2026 de F1, annoncée avec enthousiasme, voit déjà des dates en question. Les Grands Prix du Bahreïn et de l’Arabie Saoudite, prévus en mars, sont menacés. Plus loin, Qatar et Abu Dhabi, qui clôtureront le calendrier, ne sont pas à l’abri. La FIA a déjà reporté le Grand Prix du Qatar, initialement prévu le 26 au 28 mars.

L’attrait financier du Moyen-Orient pour la F1 est indéniable. Le Bahreïn a accueilli la première course de la région en 2004. Aujourd'hui, quatre courses sont programmées, dont les dernières épreuves de la saison. Le Fonds d'investissement public d'Arabie Saoudite détient une participation minoritaire dans Aston Martin, tandis que Mumtalakat et CYVN Holdings contrôlent McLaren.

Ce n'est pas la première fois qu'une course est reportée dans la région. En 2011, le Grand Prix du Bahreïn avait été reporté quelques semaines seulement avant sa date prévue à cause de troubles civils. La situation actuelle, exacerbée par le conflit, pourrait avoir des conséquences durables.

Des enjeux sportifs aussi

Des enjeux sportifs aussi

La saison 2026 apporte des changements réglementaires significatifs, notamment en matière de puissance des moteurs. McLaren, dominante ces deux dernières saisons, devra faire face à une concurrence accrue. Mercedes-Benz est souvent cité comme favori pour remporter le championnat des constructeurs, tandis que George Russell est perçu comme le prétendant au titre individuel.

Aston Martin, dont le contrôle par Lawrence Stroll est source d'espoir, traverse une période difficile. Des vibrations anormale de ses monoplaces causent des problèmes de santé, voire des lésions nerveuses chez ses pilotes. Un défi de taille pour le constructeur canadien.

La popularité de la F1 a explosé ces dernières années, en particulier grâce à la série documentaire